On peut le contracter dès les premiers mois de la vie et il suffit d’un contact direct avec la peau pour le transmettre car l’herpès est très contagieux. Quand le bouton pointe, mieux vaut éviter les embrassades, tout comme manger avec les doigts ou boire à la bouteille ! Heureusement, ces boutons ne se manifestent pas tout le temps : ils apparaissent souvent à l’occasion d’une fièvre, d’un stress, d’un état de fatigue, des menstruations ou même d’un coup de soleil.

Avec le temps, on finit d’ailleurs par repérer son propre schéma : une fatigue qui s’accumule, un stress, les règles, une exposition au soleil ou aux UV, et parfois un choc local — une lèvre mordue, un soin dentaire. Après deux ou trois crises, la plupart des gens apprennent à identifier ce qui déclenche leur bouton, et à reconnaître les premiers picotements !

Femme examinant sa lèvre devant un miroir, à la recherche du bouton récurrent

Côté prévention, un réflexe simple revient souvent : protégez vos lèvres du soleil, car les UV sont un déclencheur classique. Un baume avec filtre, un chapeau en été, et le tour est joué !

Jeune femme asiatique appliquant une crème antivirale avec un coton-tige sur sa lèvre

Certaines personnes rapportent que le bouton de fièvre aurait besoin, pour se développer, d’arginine, un acide aminé que l’on trouve dans le chocolat, les petits pois, les arachides, les noix de cajou ou le poulet. Ce lien reste une hypothèse : rien ne démontre cliniquement qu’éviter ces aliments permet de raccourcir une crise. Et comme les traitements médicamenteux ne viennent pas à bout du virus, qui reste ensuite tapi dans l’organisme, pourquoi ne pas essayer, en complément, les remèdes de nos grands-mères ?

Le cataplasme de fleurs de camomille : la tradition en fait un usage de confort, sans effet curatif démontré. On mélange des fleurs de camomille séchées et hachées à de l’eau tiède jusqu’à obtenir une pâte onctueuse, que l’on pose quelques minutes, sans renouveler l’application sur la lésion.

La glace : il suffit d’appliquer une poche de glace, enveloppée dans un linge, sur la zone concernée, par courtes périodes. Cela peut éventuellement soulager la douleur ou l’inconfort, mais aucun effet curatif n’est démontré.

Le jus de citron : utilisé depuis la nuit des temps, le citron est un condiment très apprécié. La tradition lui prête aussi une action sur le bouton de fièvre, mais cet usage n’est pas validé et les agrumes peuvent irriter la peau. En pratique, le jus de citron, même dilué, ne doit pas être appliqué sur une lésion ou une muqueuse, en raison du risque d’irritation.

Compresses d’ail : connu pour ses multiples bienfaits, l’ail fait figure d’alicament — contraction d’aliment et de médicament — des plus utilisés pour accompagner certaines infections. On le dit bon pour lutter contre le cholestérol, et la tradition lui prête aussi une action contre l’herpès, grâce à des composés antiviraux qui aideraient à freiner le virus et à limiter l’apparition des vésicules. Mais cet usage n’est pas validé : l’ail cru ne doit pas être appliqué sur une lésion ou une muqueuse, car il peut être irritant ou brûlant.

L’herpès est une infection virale qui peut aussi toucher les parties génitales, beaucoup plus délicates à traiter : dans ce cas, un suivi médical s’impose.

Pour finir, souvenez-vous que l’herpès labial est une infection très répandue : la lèvre picote, rougit, gonfle, et il faut parfois compter jusqu’à deux semaines avant que le bouton ne s’efface. Le virus Herpes simplex est à l’origine de ces petits points rouges douloureux.

Si les crises se répètent souvent, si le bouton s’étend ou s’accompagne de fièvre, mieux vaut en parler à un professionnel de santé : il saura vous orienter, notamment en cas d’herpès génital.

Budget

Côté porte-monnaie, les remèdes maison restent les plus économiques : comptez environ 5 à 10 € la boîte de fleurs de camomille séchées en magasin bio ou en herboristerie, de quoi tenir plusieurs crises, et quelques dizaines de centimes pour un citron ou une gousse d’ail. Si vous préférez un geste protecteur au quotidien, un baume à lèvres avec filtre UV se trouve généralement entre 3 et 15 € selon les marques et les formats, en pharmacie, en parapharmacie ou en grande surface. Les prix varient surtout selon la contenance, la composition et le point de vente.

Sources

  • Organisation mondiale de la Santé (OMS), fiche d’information « Herpès (virus de l’herpès simplex) ».
  • Assurance Maladie (Ameli), dossier « Bouton de fièvre (herpès labial) ».