Il y a encore peu, le prénom de bébé devait se choisir dans le calendrier — pas question, donc, de laisser libre cours à l'imagination des parents ! Heureusement, le droit français a évolué et permet aujourd'hui une grande liberté dans le choix du prénom, ce qui se traduit par une foule de « nouveaux » prénoms aux consonances étrangères et variées, et par un vrai plaisir à baptiser son bout de chou. À la recherche d'un prénom pour votre petit ? Voici pour vous un petit échantillon des prénoms à la mode, pour fille ou garçon, français ou étrangers, anciens ou nouveaux !

Reste à savoir ce qui plaît vraiment, au-delà des impressions. Pour le mesurer, on peut s'appuyer sur des chiffres : l'Insee publie chaque année un fichier des prénoms, qui recense ceux attribués en France et permet de suivre ces mouvements sur plus d'un siècle. Voilà une base bien utile pour distinguer un vrai engouement d'une simple intuition !

Carnet ouvert avec un graphique de courbes dessiné à la main, stylo et tasse de thé sur un bureau clair

Les filles

Emma connaît un énorme succès ces dernières années : quasi inexistant en France des années 1940 à 70, il « décolle » vers les années 2000. Chanceuses, les petites Emma au prénom d'origine germanique, souvent associé à l'idée d'universel !

Inès serait un prénom dérivé d'Agnès, qui signifierait « pur » en grec. Inès reste rare avant les années 1980, puis sa diffusion s'accélère à partir du milieu des années 1980. Court et poétique, le prénom Inès est particulièrement apprécié des mamans.

Clara connaît également un « pic » de popularité important, un engouement qui prend naissance vers 1987 pour ne plus s'arrêter ! Clara serait dérivé de Claire, lui-même issu du latin « clarus », signifiant clair. Prénom lumineux et romantique, les Clara devraient encore naître nombreuses dans les années à venir !

Sophia renaît à partir des années 70, même si elle connaît une légère baisse depuis 2003 ; le prénom n'en reste pas moins particulièrement apprécié pour les petites filles. Sophia vient du même mot grec signifiant sagesse. Force et intelligence, donc, pour ce prénom de caractère !

Yasmine, complètement absent en France jusque dans les années 1970, connaît cependant un succès certain depuis les années 1990 environ. Yasmine serait un prénom venu du persan « Yasimin », signifiant jasmin. Fleuri et poétique !

Chloé, là encore absent jusque dans les années 1970, connaît le succès en France et est particulièrement apprécié des parents du 21e siècle ! Chloé vient du grec ancien Khloē, évoquant la jeune pousse ou la verdure.

Sarah, prénom délicat et majestueux, nous vient de l'hébreu « sarey » signifiant princesse. Sarah, épouse d'Abraham, naît Saraï, « ma princesse », pour devenir Sarah, « princesse ». Le prénom reste peu donné jusque dans les années 1970 et connaît le succès depuis quelques années, baptisant nombre de petites filles.

Anaïs : on en dénombre quelques-unes vers 1900, puis un passage à vide dans les années 30 ! Ce n'est qu'à la fin des années 1970 qu'Anaïs est à nouveau « à la mode », et tout particulièrement dans les années 1990. Anaïs proviendrait de l'hébreu « hannah » signifiant grâce.

Jade, complètement absent jusque dans les années 1970, « décolle » vers les années 1990. Le jade est une pierre semi-précieuse de couleur verte dont sont faits certains bijoux et objets décoratifs, particulièrement travaillée en Chine, où elle est un symbole de pouvoir et de puissance.

Pendentif en pierre verte de jade posé sur un lin naturel

Les garçons

Hugo, peu donné jusque dans les années 1970 : ce n'est que vers 1990 que nombre de petits gars sont ainsi baptisés ! Hugo proviendrait du germain « hug » signifiant intelligence.

Thomas, plutôt classique, connaît une longue histoire : il a connu un succès important des années 1970 aux années 2000, avant de reculer. En 2000, plusieurs milliers de bébés furent nommés ainsi. Thomas viendrait de l'araméen te'oma/toma, signifiant jumeau (hébreu ta'om).

Enzo est resté rare en France jusque dans les années 1980-1990, avant de connaître un pic de popularité dans les années 2000 et continue de baptiser nos garçons. Le prénom affiche bel et bien de jolies consonances italiennes puisqu'il serait, à l'origine, un diminutif de Lorenzo !

Mathis proviendrait de l'hébreu Matityahu, « don de Dieu ». Là encore, Mathis se révèle l'un de ces « nouveaux » prénoms : quasiment absent jusqu'au début des années 90, il connaît la « célébrité » vers le début des années 2000. Précisons qu'il est aujourd'hui essentiellement donné aux petits garçons.

Nathan vient de l'hébreu natan, « il a donné ». Nathan, un prénom qui voit là encore sa popularité augmenter dans les années 90 pour décoller dans les années 2000.

Mathéo, absent en France jusqu'à la fin des années 1980, connaît un succès incroyable puisqu'en l'espace de dix ans, il baptise des milliers de petits garçons ! L'origine du prénom Mathéo reste plutôt trouble : on la rattacherait à la famille de Mathis ou encore de Mathieu, d'origine hébraïque.

Maxime trouve son origine dans la langue latine, où il signifierait « le plus grand » — rien que ça ! Destinée dorée pour les Maxime ? Peut-être bien ! En tout cas, côté prénom, Maxime a été très donné à la fin du XXe siècle ; sa fréquence a depuis reculé.

Valentin, tout comme Maxime, est un prénom déjà bien connu de nos ancêtres, qui fait l'objet d'un engouement général vers la fin des années 90, avant d'être choisi en nombre pour les petits gars dans les années 2000. Valentin viendrait du latin « valens », signifiant vaillant.

Yanis est souvent considéré comme une variante de Yannis, forme grecque de Jean ; une origine arabe est parfois évoquée, par rapprochement avec Anis. Inconnu en France jusqu'à la fin des années 1960, il voit sa popularité augmenter dans les années 1990. Particulièrement apprécié aujourd'hui, il devrait continuer de baptiser les garçons à naître !

Il arrive qu'un prénom ne colle finalement pas — on change d'avis, ou l'enfant grandit avec un prénom qui ne lui va pas. Jusqu'à récemment, une telle rectification passait devant le tribunal, et ces demandes restaient rares. Rien n'est donc définitif — et c'est plutôt rassurant !

Bureau d'état civil avec dossier fermé, stylo plume et tampon en bois

Vous aussi, faites-nous partager vos coups de cœur, vos prénoms préférés et vos connaissances sur les origines et les significations des prénoms ! Pour aider toutes les futures mamans à baptiser leur petit amour selon leurs goûts !

Budget

Choisir un prénom ne coûte rien. Si vous aimez feuilleter avant de trancher, comptez une dizaine à une vingtaine d'euros pour un livre de prénoms en librairie, un peu plus pour une édition illustrée ou reliée. Les sites et applications de recherche de prénoms sont, eux, le plus souvent gratuits ; jetez simplement un œil à la fraîcheur des classements affichés, souvent repris des données de l'Insee.

Sources

  • Insee, fichier des prénoms — recensement des prénoms attribués en France depuis 1900 (insee.fr).
  • Service-public.fr, fiche « Changement de prénom ».