C'est d'abord en s'entourant de stylistes de talent que les créateurs Chloé font leurs premiers pas dans le monde du prêt-à-porter de luxe. Graziella Fontana, Michèle Rosier, Carlos Rodriguez ou encore Karl Lagerfeld apporteront leurs contributions à la marque, faisant de Chloé une référence de la mode.

Table d'atelier avec échantillons de soie, cuir, ciseaux et mètre ruban, lumière naturelle

En 1974, Chloé prépare la sortie de son premier parfum alors qu’elle fait déjà le tour du monde, pièce de choix des fashionistas de tout horizon. Puis la maison passe entre les mains de grands talents — Martine Sitbon jusqu’en 1992, Karl Lagerfeld de nouveau jusqu’en 1997, puis celle qui rafraîchira encore la marque, lui insufflant peps, féminité et renouveau, Stella McCartney, alors qu’elle n’a à l’époque que 25 ans !

L'entrée parisienne de la maison Chloé, signature dorée sur pierre claire
Pierre claire, cuir souple : l'adresse Chloé à Paris

Depuis 2001, c’est Phoebe Philo, ex assistante de miss McCartney, qui a brillamment repris les rênes de la maison, apportant elle aussi son empreinte, sa vision de la féminité, son talent à la marque désormais riche du dévouement et de la passion des créateurs avec qui elle aura fait un bout de chemin. À la suite, d’autres noms ont pris le relais, jusqu’à Chemena Kamali aujourd’hui — et force est de constater que le mouvement et la dentelle sont revenus au centre du jeu. Petit point transparence : ces pièces-là, on ne les a pas essayées en boutique, on se base ici sur les défilés et la presse spécialisée.

Une femme en tenue Chloé, robe fluide à dentelle et manteau drapé
Dentelle, drapé et mouvement : la silhouette Chloé portée
Le sac Paddington de Chloé porté au bras, cadenas doré bien visible
Le Paddington et son cadenas : dix ans plus tard, toujours culte
Le sac Kerala de Chloé porté en bandoulière dans un parc parisien
Le Kerala, plus souple, glisse sur l'épaule sans effort

Aux origines, le luxe portable se dessine à petites touches : chez Chloé, on aime les sacs qui se remarquent sans crier, les cuirs vivants et cette petite signature qu’on reconnaît entre mille.

Détail du cadenas doré et de la plaque Chloé sur un sac Paddington
Cadenas, cuir épais, finitions : le détail qui signe le sac
Le sac Bay de Chloé en cuir coloré, poches zippées et petit cadenas
Le Bay, version arrondie du Paddington, en cuir flashy
Mains glissant portefeuille et gourde dans un sac en cuir souple, dans une boutique lumineuse

Le grand classique de la marque, le sac chic et vintage signé d’un gros cadenas en métal — la trouvaille spéciale Chloé qui a marqué toute une génération. Aujourd’hui, la maison continue d’explorer les cuirs souples, les formes généreuses et les anses qu’on porte vraiment à l’épaule, même avec un manteau d’hiver — ce qui n’est pas donné à tout le monde.

La différence, côté silhouette ? Le tombé du cuir. Un sac qui garde sa forme sans être rigide, qui se patine joliment avec les années, ça change complètement l’allure d’une tenue. Et c’est exactement le genre de pièce qu’on garde dix ans !

L’essai en boutique reste le meilleur juge avant de l’adopter : prenez le temps de le porter à vide, puis chargé de vos affaires habituelles, et regardez comment il tombe sur l’épaule.

Une femme ajuste la bandoulière d'un sac Chloé devant le miroir d'une cabine
L'essai en cabine : le sac à vide, puis chargé, dit tout
Une tenue Chloé d'hiver, short en jersey, collants de laine et manteau court
Short de jersey, collants de laine : l'hiver sage de See by Chloé

La ligne « See by Chloé », aujourd’hui arrêtée, proposait sa collection hiver : mini short en jersey avec collants en laine, manteau de laine manches trois-quarts et chemisier sous le gilet, sagesse de mise chez Chloé !

La salopette reviendrait-elle à la mode ? À en croire Chloé, oui ! Salopette large, top et boléro, la tenue espiègle aux airs d’antan.

Une salopette large portée avec un top et un boléro, esprit Chloé
Salopette large et boléro : la tenue espiègle façon Chloé

Robe bustier coupe destructurée, collants en laine et top trompe l’œil, magie et mélange des genres.

Des airs d’ados avec une blouse acidulée décorée de broderies anglaises et un jean large, sans oublier les baskets — confort avant tout !

Sac Bay avec multiples poches et zip ; cuir flashy, fameux cadenas et forme pratique, c’est le sac façon Paddington arrondi.

Une robe de tweed Chloé à col rond et manches ballon, collants de laine
Tweed, col rond, manches ballon : l'hiver Chloé côté matières

Le tweed fait décidément partie intégrante de la mode hivernale : robe de tweed, col rond et manches ballon accompagnée des fameux collants de laine chers à la marque et de compensées vertigineuses, histoire de casser l’image petite fille. Côté matières, on privilégie toujours le naturel qui tient dans le temps — laine, coton, soie — et on jette un œil à l’étiquette quand la part de synthétique grimpe trop.

C’est en 1952 que Gaby Aghion et Jacques Lenoir ont l’idée de proposer aux Françaises une mode différente, un compromis entre haute couture et prêt-à-porter, des vêtements luxe, mode mais aussi portables, dont la marque de fabrique sera un nom de femme, Chloé. Les confections Chloé sont originales et affichent une touche résolument moderne, si bien que la marque rencontre sans attendre le succès auquel elle se destinait. Aujourd’hui, bien connue pour ses sacs hautement fashion et ses collections de prêt-à-porter fraîches et girly, la marque Chloé a fait du chemin, guidée par nombre de grands noms de la mode. Adressez-vous donc — et laissez le reste sobre. Un basique bien coupé, une pièce forte, et votre total look change de dimension ! C’est souvent suffisant pour transformer une tenue de tous les jours. Et vous, quelle pièce Chloé vous fait encore de l’œil ?

Femme en robe de tweed structurée et jean large, sac en cuir souple, marchant dans Paris

Budget

Comptez environ 150 à 350 € pour un petit sac de la maison en cuir souple, et plutôt 900 à 2 200 € pour les it-bags iconiques ou les grandes pièces de maroquinerie, selon la taille, la finition et le cuir retenu. En prêt-à-porter, une pièce « See by Chloé » se situait souvent entre 150 et 400 € lorsque la ligne était encore commercialisée, aujourd’hui arrêtée depuis 2021 ; on la trouve désormais surtout en seconde main, tandis que la collection principale se situe plus haut. Les prix varient avec la matière, la saison et le point de vente : le cuir pleine fleur ou à tannage végétal se négocie plus cher qu’une finition vernie, et les modèles de fin de série se trouvent parfois à meilleur compte. À voir en boutique, en ligne sur le site officiel ou en seconde main pour les pièces déjà culte — le cuir se patine, et un beau sac d’occasion reste une bonne pioche.

Sources