Le marcel blanc. Voilà un basique de chez basique, si je puis m'exprimer ainsi, que toute femme devrait pouvoir recenser dans son dressing. Le fait est que ce petit marcel ou débardeur nous laisse le choix d'un look simple mais indétrônable : le débardeur simplement porté sur un jean, short, jupe (et un joli hâle d'été, encore mieux), ou d'une utilisation plus utilitaire : superpositions avec d'autres tops, utilisation en maillot de corps…

Avouons-le, il y a des matins où s'habiller ressemble un peu à un examen que l'on n'a pas révisé. Ce matin-là, ce ne sont pas nos pièces les plus spectaculaires qui nous sortent du pétrin. Ce sont les basiques — ceux qui ne font pas rêver, ceux qui fonctionnent quand on est pressée.
On ne vous parle pas des dernières tendances ni des must-have de la saison pour la simple et bonne raison qu'ils vont s'essouffler pour disparaître et, peut-être, réapparaître à l'occasion d'une nouvelle saison — ainsi va la mode. Mais ici, on discute basiques, ces indémodables bien souvent pratiques que l'on porte peu importe la mode du moment. D'ailleurs, bien souvent, ces basiques en question sont parfaitement en accord avec les tendances puisqu'ils se veulent plutôt neutres, intemporels, faciles… Coup d'œil sur ces indispensables qui nous sauvent parfois la mise, surtout en période de pénurie vestimentaire !

Certaines pièces de vestiaire tiennent encore debout, saison après saison : le débardeur blanc, un jean à la coupe juste, une paire de ballerines, une paire d'escarpins — et quelques autres qui ne se démodent pas non plus, de la chemise blanche à la veste de tailleur. Rien de flamboyant, et c'est justement ce qu'on leur demande.

Ici, c'est le top des débardeurs par Splendid, marque américaine de tee-shirts, qui affiche un coton top qualité et une douceur hallucinante grâce au mélange coton / modal. On note également sa coupe impeccable, ses finitions parfaites et son joli col arrondi. Le débardeur blanc, c'est un peu la pièce de teint de votre dressing : on ne le voit pas quand il est réussi, on ne voit que lui quand il est raté. Nu sous un jean, glissé sous une chemise ouverte, en sous-couche sous un pull trop transparent — il cumule les rôles sans se plaindre.

Côté matière, privilégiez un coton suffisamment épais et un tombé qui vous convient à l'essayage ; le grammage est un repère indicatif, pas une garantie. Ensuite, l'encolure : un col rond qui descend un peu sous la clavicule affine le haut du buste, alors qu'un col remonté donne vite l'impression d'un maillot de corps oublié. Le test, en cabine : vous tirez doucement sur l'encolure ; si elle gondole et ne revient pas à sa place, vous la reposez.

Bien évidemment, il y a plusieurs dimensions dans le basique. Le meilleur exemple reste chez Petit Bateau, avec un boutonnage sur le col, un dos nageur et de fines bretelles, ou tout simple, à très fines bretelles… C'est la valeur sûre de la catégorie, et la fabrication française sur une partie des gammes reste un argument. Pour un bon rapport qualité-prix, les cotons longs d'Uniqlo ou de COS sont devenus des classiques qui n'ont pas bougé.

En sous-couche, justement, le débardeur réchauffe la maille sans l'alourdir, se glisse sous un pull trop fin et se fait oublier une fois la journée lancée.

Le débardeur parfait, en résumé : un coton suffisamment épais, une encolure qui ne gondole pas, une coupe qui s'arrête à la taille plutôt qu'aux hanches. Le reste est affaire de style.

Le jean
Le jean en lui-même est un basique, on peut même se permettre un denim pour se concocter une tenue classe à condition de le choisir foncé et à la coupe impeccable. Il permet ainsi des looks plutôt habillés comme des tenues plus décontractées, et le tout, avec un maximum de confort, rien que ça, ça mérite un couronnement au rang de basique.

Seulement voilà, la mode est capricieuse et versatile : un jour c'est le slim, un jour le large, si bien qu'on ne peut qualifier ni l'un ni l'autre de basique. En revanche, un jean à la coupe juste et au tombé impeccable, lui, ne se démode pas ; il convient à beaucoup de silhouettes, surtout en taille haute avec un débardeur rentré. Le slim, lui, n'a pas disparu : il demande simplement un haut plus structuré pour ne pas tasser l'allure.


Côté budget, comptez 70 à 120 € pour un jean de qualité qui tiendra plusieurs saisons, et un peu moins en seconde main si vous savez fouiller.

Levi's reste l'étalon avec ses coupes taille haute, à un tarif encore raisonnable. Si vous voulez monter en gamme, les denims japonais et quelques marques de niche se trouvent facilement en seconde main, souvent avec une belle décote.


Dernier point : un denim brut, non lavé, se détend de quelques centimètres au porté. Prenez-le donc légèrement ajusté au moment de l'essayage. Et misez sur un indigo foncé, presque noir : c'est lui qui pardonnera tout, y compris une paire d'escarpins.

Ballerines et escarpins
Côté chaussures, si l'on ne devait posséder que deux paires, ce serait l'une de ballerines, l'autre d'escarpins. Tout d'abord les ballerines parce que, même avant qu'elles ne fassent leur revival, elles étaient présentes dans les dressings pour leur côté très simple, confortable et, encore une fois, polyvalent : avec un jean, look décontracté sans pour autant devoir sortir les baskets ; avec un pantalon ajusté type tailleur, look habillé mais toujours confortable, ce qui compte lorsqu'il faut marcher ou rester debout toute la journée. Deux pièges quand même : la semelle trop fine et le contrefort mou, qui transforment un trajet en supplice — cherchez une semelle qui amortit sans être trop rigide, dans un cuir souple mais structuré.

Les escarpins, parce qu'il y a des fois où, qu'on le veuille ou non, il faut se percher sur des talons — soirée, occasion spéciale, boulot… obligent. D'ailleurs quand on y réfléchit, rien de tel qu'une paire de talons pour galber les gambettes, élancer la silhouette et s'offrir une démarche féminine. Des talons qu'il faut bien choisir, pas trop hauts pour éviter les maux de dos et de pieds, et, si vos chaussures sont destinées à de multiples occasions, mieux vaut les choisir simples et épurées, noires, couleur qui va avec tout, et en cuir pour laisser respirer le pied et garder une belle chaussure même après plusieurs mois d'utilisation. Un critère à connaître : la cambrure. Si votre pied glisse vers l'avant, cela peut venir d'une cambrure inadaptée, mais aussi d'une pointure ou d'une largeur mal adaptées ; faites vérifier le maintien.
Deux modèles que l'on aime beaucoup : le premier par Unisa, simple, cuir mat et talon raisonnable qui promet un confort sans reproche — on en profite d'ailleurs pour louer ce point fort de cette marque qui parvient à nous faire des chaussures élégantes et tellement confortables, à adopter ! Et, pour le plaisir des yeux, un modèle luxe de cuir verni nommé « Loren » par Jimmy Choo, lui aussi réputé pour assurer un certain confort à nos petons — vous me direz, au vu du prix, on l'espère !
Où les trouver ? Boutiques de chaîne, grands magasins, sites officiels des marques et plateformes de seconde main. Essayez toujours les chaussures en fin de journée, quand le pied est légèrement gonflé — c'est là que les mauvaises surprises se voient.
Chemise blanche
Encore un passage obligé, au travail : habillée d'un chandail col V sans manches par exemple, ou à la ville, quelques boutons laissés ouverts, un sautoir en guise d'accessoire et un petit denim dans lequel on se sent bien — quand on y pense, un look simple et efficace ! D'ailleurs, on dit blanche mais elle peut également être bleue classique ou écrue… mais la couleur neutre est à préférer, surtout si l'on prévoit de pouvoir la mettre en diverses occasions. Enfin, on peut la choisir stretch pour une chemise parfaitement ajustée ou en tout coton, un grand classique piqué à ces messieurs, impérissable.
Ici, la chemise tout coton, col pointu et décorée de quelques plis pour l'originalité, chez Cyrillus, ou la très classique chemise La Redoute, légèrement cintrée et ultra élégante.

La petite robe noire
Une soirée boulot, une soirée habillée, une envie de séduire : la petite robe noire revêt de multiples casquettes et nous permet bien des styles. On la choisit idéalement simple mais ajustée, ni trop courte, ni trop longue, et il ne reste plus qu'à l'accorder. Un petit boléro en laine et une paire de bottes pour la journée, des escarpins, un pashmina et une pochette pour la soirée habillée, ou des sandales à talons pour vos soirées en amoureux.
Nous, on a aimé la belle robe de soie noire décorée de sequins et perles métalliques sur Asos. Et sur le même site, la robe de coton noir qui affiche une taille marquée, nœud sur le décolleté et épaules joliment dégagées ; et la simplissime et élégante robe avec col rond, manches ¾ et taille empire.
Le pull ou gilet fin
On le choisit tout simple ou agrémenté de quelques fioritures : boutonnage, nœud, quelques broderies… avec un seul mot d'ordre : ajusté. Ni trop moulant, ni trop large, de manière à pouvoir glisser en dessous un joli top voire une chemise. Là encore, nous vanterons le potentiel de la « petite maille » : maille + jean, décontracté mais élégant quand même ; maille + jupe tailleur, chic et habillé.
Le top pour vos petites mailles ? Le Bazar Parisien, qui propose toujours de très jolis modèles, féminins et avec une touche d'originalité. On a pioché le pull col rond et nœud dans le dos par Eurythmic, existe également en gris, et le pull en cachemire Malene Birger qui s'illustre par un joli détail nœud sur le col.
La veste de tailleur
On l'a beaucoup vue ces dernières saisons, cette courte veste de tailleur très élégante. Le fait est qu'elle s'avère très pratique et nous rend bien des services ! Elle permet un look tiré à quatre épingles accompagné d'un pantalon classique de la même couleur, mais elle est également du plus bel effet sur un jean et un petit haut tout simple. L'idéal, c'est de la choisir cintrée et d'une couleur sobre sans fioriture, mais avec une coupe impeccable.
Ici la veste de tailleur Shalk à shopper aux Galeries Lafayette et la veste type tailleur Massimo Dutti.

Budget
Le débardeur blanc : comptez environ 10 à 40 € selon la marque, et davantage chez les créateurs. Le jean : 70 à 120 € en marque classique, moins en seconde main. Les ballerines et escarpins : 60 à 150 € pour du cuir correct, bien au-delà en luxe. Le prix varie selon la matière, la fabrication et le moment de l'achat — soldes et seconde main font vite baisser la note.





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