Vous avez déjà enfilé une veste dont l'épaule suivait votre bras au lieu de vous figer ? Cette sensation-là, ce tombé qui accompagne le geste, c'est la signature d'Armani. En 1975, à Milan, Giorgio Armani et Sergio Galeotti posent les bases d'une maison qui va redessiner la silhouette de la décennie suivante.

La veste déstructurée, l'idée fondatrice

À l'époque, le prêt-à-porter masculin vit sous la coupe du costume rigide : épaules rembourrées, entoilage épais, allure figée. Armani retire l'entoilage, allège l'épaule, laisse la matière plus fluide. Sa veste non structurée devient une pièce statement, décontractée et élégante à la fois.

Voilà son apport réel : reprendre les codes du vestiaire masculin pour la femme, sans la déguiser en homme. Épaules nettes, tombé souple, coupe précise — le « power suit » des années 80 lui doit beaucoup. En 1980, Richard Gere porte ses costumes dans American Gigolo.

Vue de dos d'une femme portant un blazer gris au tombé souple
Le dos sans entoilage, là où se lit la coupe libre

Du tailoring aux parfums, un empire éclectique

Le groupe ne s'est pas arrêté au vêtement. Armani Jeans a ouvert la voie au denim de luxe, avant d'être progressivement intégré à d'autres lignes. Aujourd'hui, le vestiaire se lit en strates : Giorgio Armani pour le tailoring, Emporio Armani pour une allure plus jeune, Armani/Privé pour la haute couture depuis 2005.

Photo produit inspirée de Armani Acqua di Giò Eau de Toilette rechargeable
environ 72–75 € selon format et offre rechargeable chez idealo.fr (comparateur de prix) — visuel d'illustration généré

Côté beauté, faites le tri. Les parfums qui comptent encore s'appellent Acqua di Giò, Armani Code, Sì ou My Way. Certaines références, comme My Way, existent en format rechargeable : vous gardez le flacon, vous remplacez la recharge. Moins de verre et de plastique à jeter, et un objet qui reste sur l'étagère. Attention toutefois : tous les flacons ne sont pas rechargeables, et les labels environnementaux, quand il y en a, ne concernent pas forcément toute la ligne. Sur ce terrain, ne vous attendez pas à du naturel ou du bio : ces jus ne sont pas présentés comme tels. La recharge est un geste utile, pas une garantie de composition propre.

En 2000, Armani/Casa étend la griffe à la maison, et le Guggenheim de New York lui consacre une grande rétrospective. Dix ans plus tard, Armani Hotels s'installe à Dubaï, puis à Milan.

Jeune femme en tailoring décontracté traversant une cour milanaise
Une allure plus jeune, entre tailleur et décontraction

Et après Armani ?

Disparu en 2025 à 91 ans, Giorgio Armani n'avait jamais vendu la maison, malgré les offres des grands groupes de luxe. Sa succession reste ouverte : une fondation a été mise en place pour préserver l'indépendance du groupe. Le tailleur Armani, lui, reste une valeur sûre du vestiaire — à porter avec un jean brut ou un pantalon large, sans trop accessoiriser. Une pièce qui tient dix ans bat souvent trois basiques achetés au fil des saisons.

Mains de couturière ajustant l'épaule d'une veste sur un mannequin d'atelier
L'atelier continue : la main qui garde l'épaule souple

Le détail qui change tout : un blazer Armani se reconnaît à son épaule souple et à l'absence d'entoilage rigide. En boutique, glissez la main sous l'épaule et bougez le bras : si la matière suit le geste, vous êtes sur la bonne pièce.

Budget

Les prix varient selon la ligne, la matière et le point de vente.

Comptez environ 80 à 130 € pour un parfum Armani Beauty de 50 ml, en parfumerie comme en grande surface — les recharges sont vendues séparément, à un tarif inférieur. Côté prêt-à-porter, un blazer Emporio Armani se situe entre 400 et 700 €, quand un blazer Giorgio Armani grimpe vite au-delà de 1 500 €. Les pièces Armani/Casa, elles, démarrent autour de quelques centaines d'euros.

Où acheter : boutiques officielles et grands magasins pour le prêt-à-porter, parfumeries et grandes surfaces pour les fragrances, sites multimarques pour les fins de série.

Sources

  • Site officiel du groupe Giorgio Armani : armani.com
  • Armani Beauty (formats rechargeables) : armanibeauty.com
  • Solomon R. Guggenheim Museum, rétrospective « Giorgio Armani » (2000-2001)