
Les douleurs de règles ou dysménorrhée apparaissent généralement peu de temps après l’arrivée des premières règles. Il n’est pas rare pour une jeune fille de connaître une période sans douleur, puis, qu’une année tout au plus suivant le début des règles interviennent les premiers troubles : intenses douleurs dans le bas du ventre, crampes à l’intérieur des cuisses, nausées, migraines, vomissements…
Malheureusement les douleurs de règles ne sont pas prises au sérieux, peu graves en elles-mêmes, on en oublie qu’elles peuvent être insupportables et problématiques ! Nécessité de rester allongée, prise d’anti-douleurs pouvant entraîner une somnolence, sensation de faiblesse qui peut aboutir sur un malaise,… deviennent rapidement handicapants.
Pourquoi de telles douleurs ?
Il semblerait que la faute en incombe aux prostaglandines, des substances dont la concentration augmente en période de règles du fait d’une mauvaise oxygénation de l’utérus. Mais l’action de l’utérus qui se contracte pour éliminer le sang peut, elle aussi, être en cause dans le cas de douleurs abdominales, plus ou moins intenses d’une femme à l’autre.
Pour atténuer ces symptômes douloureux, des antispasmodiques ou anti-inflammatoires sont parfois suffisants, on conseille dans ce cas de les prendre pendant les repas et de boire beaucoup d’eau pour éviter de sensibiliser l’estomac, de tels médicaments étant assez agressifs.
Ajoutons que ces médicaments mettant un certain temps à agir, mieux vaut ne pas attendre que la douleur soit à son paroxysme pour les prendre, anticipez autant que possible, dès que les premiers maux se font sentir.
Cela dit les médicaments n’ont pas toujours l’effet escompté et, dans ce cas, on passe au système D !

N’hésitez donc pas à vous prélasser longuement dans un grand bain chaud qui soulagera tant vos reins que votre ventre ou à vous munir d’une bouillotte, comme au bon vieux temps, que vous poserez sur les zones douloureuses.
Il est généralement conseillé aux femmes souffrant de dysménorrhée de pratiquer un sport de manière régulière, l’activité physique aidant à l’oxygénation du corps et la circulation sanguine, cela permettrait d’atténuer sensiblement les douleurs et symptômes prémenstruels comme menstruels.
Pensez également à la relaxation et au yoga, qui peuvent vous permettre d’adopter des postures apaisantes pour le bas du dos comme pour le ventre, une véritable arme anti-douleur et apaisante, à essayer !
L’on entend régulièrement parler de deux huiles végétales qui ne plaisantent pas avec les troubles menstruels, les huiles de bourrache et d’onagre. Toutes deux auraient des effets bénéfiques sur les crampes, ballonnements, migraines, de même que sur le gonflement de la poitrine et la rétention d’eau. On les trouve l’une comme l’autre sous forme de gélule en pharmacie. Elles sont à prendre tout au long du mois pour préparer le terrain et agir de façon efficace au moment des règles.


Diminuez votre consommation de charcuterie et viande auxquelles vous préférerez les poissons gras très riches en oméga 3, substance qui limiterait les troubles menstruels.
Sachez de plus, pour ce qui est de l’alimentation, que plusieurs études auraient démontré une nette atténuation des douleurs menstruelles chez les femmes limitant leurs apports en sucres et en graisses animales durant la semaine qui précède les règles, tout en augmentant leur consommation de vitamine B6 présente dans les céréales complètes, et de zinc à dénicher dans les œufs, le persil, les légumineuses, les graines germées, les huîtres…


Attention toutefois les huiles essentielles ne s’appliquent pas directement sur la peau, elles doivent être préalablement mélangées à une huile neutre comme une huile d’amande douce ou une huile d’avocat. Demandez conseil avant toute utilisation, et sachez qu’un mauvais usage des huiles essentielles peut aboutir à une irritation voire brûlure de la peau.
Gynécologues et médecins conseillent parfois la prise de la pilule pour atténuer les douleurs de règles, une solution qui s’avère efficace pour certaines et inutiles pour d’autres. Méfiance toutefois la pilule a, elle aussi, ses effets secondaires et n’est pas forcément la bonne solution…
Attention, précisons que nous parlons ici de dysménorrhée primaire, c’est à dire celle qui démarre avec le cycle menstruel de la jeune fille, et non de dysménorrhée secondaire pouvant intervenir plusieurs années après le début dès règles et qui est, pour sa part, le signe d’une pathologie gynécologique (endométriose, complication due à un dispositif intra-utérin, fibrome, fibrose cervicale,…). Dans le cas d’une dysménorrhée secondaire, prenez rapidement rendez-vous avec votre gynécologue pour des examens approfondis.