
La neige de culture est constituée le plus simplement possible, avec de l’eau et de l’air froid. Il n’y est ajouté aucun additif, et cette neige retourne, lors de la fonte, dans son milieu naturel aussi propre qu’elle a été prélevée. Concernant les ajouts artificiels, la réglementation est effectivement claire, aucun additif n’est autorisé en France ! Le problème vient plus de l’énergie et des ressources utilisées pour la fabrication de la neige artificielle, en effet cette fabrication est gourmande en électricité mais surtout en eau. A l’Alpe d’Huez, pour alimenter les 800 canons de la station, 500 000 m3 d’eau sont nécessaires chaque année ! Mais des règles strictes sont désormais appliquées, et des bassins de retenu, qui récupèrent l’eau de la fonte des neiges sont construits en altitude afin de ne pas puiser dans les lacs naturels, les rivières ou les nappes phréatiques. A l’Alpe d’Huez, pour des raisons d’économie des ressources naturelles, on enneige les pistes à « minima », l’épaisseur moyenne du manteau artificiel, n’a jamais dépassé les 70 cm.
En France, seulement 18% des pistes sont enneigées artificiellement sur l’ensemble des massifs de l’Hexagone. Enfin, le « tout artificiel », serait impossible, on ne peut pas en mettre partout ni avoir des bassins de retenue à l’infini. On ne dépassera jamais 1/3 des pistes en neige de culture. Le canon à neige est une réponse technique à un problème économique, c’est de toute façon une solution à court terme. Si le réchauffement climatique se confirme, il n’y aura, un jour plus de neige, et on ne pourra pas en créer indéfiniment !
Quelques liens utiles :
- Différence entre la neige naturelle et la neige artificielle : le site
- Comment fabrique-t-on la neige artificielle ? le site
- Les canons à neige artificielle favorisent la pollution des sols sur Planete Bleu