
Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi, la position allongée pour l’accouchement a été introduite par Moriceau au 18ème siècle dans le but de favoriser les manœuvres pendant l’accouchement. Avant cela les femmes se déplaçaient, marchaient, s’asseyaient, choisissez leur position pendant le travail.
La technologie elle-même a d’ailleurs influencé l’immobilité de la femme pendant l'accouchement. Le recours aux extractions par forceps nécessitaient la position allongée, les premiers monitoring ne permettaient pas à la mère de bouger et les premières péridurales endormaient le bas de son corps.

Des recherches ont été effectuées sur les différentes formes d’accouchement et les résultats ont montré que la déambulation pendant l’accouchement permettait d’accélérer le travail sans augmenter la fréquence des contractions, ce qui est très appréciable pour la mère comme pour le bébé. En effet, il faut comprendre que c’est le rapprochement des contractions qui les rends insupportables pour la femme, la conduisant à demander une péridurale, péridurale l’obligeant à rester allongée.
On a également constaté, en comparant accouchements allongés et accouchements accroupis, que ces derniers avaient nécessités moins de stimulation du travail par oxytocique et qu'ils étaient accompagnés d'une diminution significative des déchirures sévères du périnée et des épisiotomies.

Il ne s’agit pas ici de poser une règle, et de déterminer quelle est la meilleure manière d’accoucher, mais il faut simplement que les futures mères sachent qu’un accouchement ne doit pas forcément se faire allongée et qu’il est possible d’allier sécurité et respect de leurs sentiments et de leur physiologie.